martedì 12 maggio 2015

Le risposte del Lussemburgo

Porta la data del 25 marzo il documento di sintesi delle risposte dei cattolici lussemburghesi alle 46 domande del Sinodo. Qui pubblichiamo l'introduzione e qui la traduzione integrale del documento (red.).


Le pape François a voulu que la Relatio Synodi du Synode extraordinaire d’octobre 2014 devienne le document préparatoire (Lineamenta) de la XIVe Assemblée ordinaire du Synode convoqué pour octobre 2015.

De la même façon que lors du synode précédent, ces Lineamenta sont accompagnés de questions adressées à tout le peuple de Dieu en vue de dialoguer et de discerner en communauté. Ce fait n’est pas anodin. Il s’agit d’écouter, à la fois, l’expérience du peuple croyant (sensus fidelium) et l’Esprit qui parle aux Églises aujourd’hui (Ap 2,7), c’est-­à-dire, « scruter les signes des temps » (GS 4 ; 11) ; écouter la vox populi et la vox Dei dans la ligne d’Evangelii Gaudium (EG 135).
Nous sommes devant un retour en force de l’ecclésiologie conciliaire d’Église « Peuple de Dieu », aspect souvent négligé au moment de proposer la foi et qui nous place pourtant dans une attitude de discernement qui prend au sérieux le vécu de tous les baptisés, dans leur diversité culturelle et vocationnelle. C’est la valorisation de la coresponsabilité des chrétiens laïcs, le « peuple », qui ont un « instinct de la foi – le sensus fidei – qui les aide à discerner ce qui vient réellement de Dieu.
La présence de l’Esprit donne aux chrétiens une certaine connaturalité avec les réalités divines et une sagesse qui leur permet de les comprendre de manière intuitive, même s’ils ne disposent pas des moyens appropriés pour les exprimer avec précision » (Evangelii gaudium, n. 119).

Il semble utile, au moment de répondre au présent questionnaire, de garder à l’œil le sort qui a été réservé à la Relatio Synodi. En effet, il n’est pas sans intérêt de rappeler que tous les articles ont été votés presque à l’unanimité ; seuls les numéros 52 et 53, portant sur la question des divorcés remariés, et le numéro 55, relatif aux couples homosexuels, n’ont pas eu la majorité des deux tiers.
Deux autres, les numéros 41 et 42 portant sur la « vie en couple » hors le mariage catholique, ont reçu une votation des deux tiers mais avec un bon nombre de votes contre (54 et 37 respectivement).
Ces trois sujets : les divorcés remariés, la vie en couple hors le mariage et les couples homosexuels apparaissent donc comme les « points chauds » du Synode. Ceci n’amoindrit pas l’enjeu des autres questions, et notamment celui du langage utilisé.
Dans cette perspective, il importe de poser au départ la question préalable se référant au «principe de réalité» qui doit toujours orienter la praxis chrétienne.

Posons dès lors, en guise d’entrée en matière, la question préalable se référant à toutes les sections de la Relatio Synodi: La description de la réalité de la famille présente dans la Relatio Synodi correspond-­elle à ce que l’on constate dans l’Église et dans la société d’aujourd’hui ? Quels aspects absents peuvent être intégrés ?

Cette question préalable à toutes les sections est capitale car elle oriente tout le discernement demandé. En effet, elle établit que c’est le « principe de réalité » qui doit primer pour éviter des réponses « fournies selon des schémas et perspectives propres à une pastorale qui ne ferait qu’appliquer la doctrine, sans respecter les conclusions de l’Assemblée synodale extraordinaire, et qui éloignerait leur réflexion du chemin désormais tracé » (Int. au questionnaire). 

Ce chemin tracé par le Synode extraordinaire « s’insère dans le contexte ecclésial plus vaste dessiné par l’exhortation Evangelii Gaudium du pape François, c’est-­à-­dire en partant des « périphéries existentielles », avec une pastorale caractérisée par la « culture de la rencontre », capable de reconnaître l’œuvre libre du Seigneur, notamment en dehors de nos schémas habituels, et d’assumer, sans entrave, une condition «d’hôpital de campagne », si utile à l’annonce de la miséricorde de Dieu » (Idem).

Concrètement, cette question-­cadre place le discernement dans une perspective pastorale où la morale catholique est comprise comme un ensemble de critères qui s’adaptent aux diverses situations humaines, notamment aux situations de détresse. Loin de discerner à partir des normes inflexibles ou des doctrines immuables, nous sommes invités à garder un esprit d’ouverture et d’accueil permettant le « progrès » de la foi (Dei Verbum, n.  8), une morale de responsabilité et d’attitudes évangéliques, plutôt que de recettes universelles et homogènes dans la ligne de la reconnaissance de la valeur sacrée de la conscience (Gaudium et spes, nn. 16-­17).

Le présent rapport est issu des travaux de groupes organisés par le Service de la Pastorale avec la participation de bénévoles actifs dans la préparation au mariage et dans divers mouvements catholiques, d’un petit nombre de réponses individuelles suite à l’appel lancé à travers les voies de communication internes de l’Église au Luxembourg ainsi que son site internet.

Pour assurer le suivi de la démarche et la compilation des résultats, l’Archevêque de Luxembourg avait désigné un groupe de travail ad hoc, composé des personnes suivantes: Mme Milly Hellers, référente pour la pastorale familiale au Service de la Pastorale, M. Patrick de Rond, responsable pour la dimension «Annonce de la foi et Catéchèse» au Service de la Pastorale, Mme Elisabeth Werner, coordinatrice du Service de la Pastorale, Prof. Daniel Laliberté, professeur de théologie catéchétique et pastorale au Centre Jean XXIII, M. Paul Estgen, collaborateur scientifique à l’unité de formation et de recherche en théologie catéchétique et pastorale du Centre Jean XXIII. Ont contribué par ailleurs : les membres de l’Officialité l’Abbé Patrick Hubert, Mme Elena Schmit et M. Jean-­‐Louis Hencks ; M. Luís Martinez, référent pour la pastorale biblique au Service de la Pastorale ; l’Abbé Patrick Muller, président du Grand Séminaire de Luxembourg.

Alors que le premier questionnaire (octobre 2013) avait suscité plus d’une centaine de réponses, force est d’admettre que l’appel pourtant renouvelé à plusieurs reprises n’a guère suscité d’intérêt auprès des fidèles. Il semblerait que le nombre, la densité, le style et la complexité des questions posées ait découragé plus d’une personne de bonne volonté.

Nous considérons comme significatif que certaines questions semblent ne pas avoir intéressé nos interlocuteurs : soit que leur sens n’était pas compris, soit leur contenu ne leur «parlait» pas.

Une attention particulière a été donnée à la dimension catéchétique, car la situation actuelle de l’Église au Luxembourg confère un certain caractère d’urgence à cette question. En effet, la disparition, décidée par le gouvernement, de l’enseignement religieux confessionnel dans le système scolaire, nous oblige à une sérieuse prise de conscience quant à notre capacité à transmettre la foi en Jésus Christ aux générations à venir.
Nous sommes bien conscients qu’il ne s’agit pas de remplacer cet enseignement religieux scolaire par un équivalent paroissial.
C’est toute l’organisation ecclésiale, tant dans ses structures paroissiales et communautaires que dans ses liens avec les jeunes et les familles, qui est directement interpellée par cet enjeu. 

Voilà donc pourquoi, au moment d’une réflexion sur la famille, il nous est apparu impératif de proposer des éléments de réflexion sur la façon dont toute la communauté chrétienne doit désormais se considérer comme le lieu privilégié d’apprentissage de la foi et de la vie chrétienne et, par conséquent, puisse envisager d’offrir aux familles non seulement des activités qui leur soient destinées, mais aussi, et surtout, un milieu fraternel où chaque génération peut grandir et s’épanouir.

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