giovedì 15 ottobre 2015

Intervento in Aula di mons. Vesco

di mons. Jean-Paul Vesco op


Il 10 ottobre il delegato della Conferenza dei vescovi della regione dell'Africa del Nord, mons. Jean-Paul Vesco op è intervenuto in Aula. Di seguito il suo intervento, reso noto dal sito della Chiesa cattolica in Algeria: http://www.eglise-catholique-algerie.org/ (ndr).


Très Saint Père, chers frères et sœurs,

Hier et aujourd’hui nous avons entendu beaucoup d’interventions demandant que ce synode soit l’occasion de rappeler la valeur inestimable et l’exigence du mariage sacramentel indissoluble.

Je crois que dans cette salle nous sommes tous d’accord sur cette nécessité. Cela dit, le mariage étant la plus belle mais aussi la plus périlleuse des aventures humaines, quelques soient les efforts que nous déploierons pour mieux préparer les futurs époux, nous n’éviterons jamais que des mariages échouent. Il nous faut regarder cette réalité en face.

Si ce synode n’est pas l’occasion d’adresser une parole renouvelée aux personnes de bonne volonté qui ont connu un échec de leur mariage (dont elles ne portent pas forcément la responsabilité) et qui sont engagées dans une seconde union fidèle et stable, ce synode sera une occasion manquée qui ne se reproduira pas.

Tout particulièrement, l’expression «vivre en frère et sœur» est une expression qui nous rassure mais qui ne fait pas sens pour les personnes concernées et qui n’est que très exceptionnellement vécue dans la réalité.

Cette expression est contestable théologiquement. Elle laisse en effet penser que les relations sexuelles sont au cœur de l’alliance alors que, bien sûr, l’alliance demeure en l’absence de relations sexuelles. La vie religieuse est le projet de vivre en frère et sœur à la suite du Christ, et c’est tout autre chose.

Cette expression est aussi contestable humainement. Il est en effet bien difficile de savoir où commence l’intimité conjugale: on ne tient pas de la même façon la main de sa sœur et la main de son épouse! Et comment imaginer une croissance affective harmonieuse d’enfants dont le modèle parental serait celui de frères et sœurs et non pas de parents vivant une affection conjugale. Paradoxalement, ces enfants seraient les victimes innocentes de notre souhait de favoriser l’harmonie familiale!

Chers frères, le travail et les moyens matériels et humains colossaux mis en œuvre pour réussir un tel synode sont une occasion unique de chercher ensemble les paroles et les gestes qui disent au monde d’aujourd’hui en même temps le dépôt de notre foi et l’accueil inconditionnel des personnes.

1 commento:

  1. Ci auguriamo che il Sinodo non perda quest'occasione. Un matrimonio sbagliato sembra essere l'unico peccato che la Chiesa non perdona. Ma Gesù perdona tutto e se si è perdonati si può ricominciare meglio. L'atto sessuale tra due coniugi è un atto d'amore, anche quando sono coniugi provenienti da un matrimonio fallito. E' un atto d'amore che non è solo, né sempre piacere, è soprattutto dono, generoso dono di sé, a volte faticoso dono di sé, ma coerente con le esigenze dell'amore vero. Come privare una coppia di questo donarsi reciproco? Poi l'amore cambia nel corso della vita le sue esigenze e la sua modalità e ci vorrà sapienza e generosità nel passare da una fase all'altra dell'intimità...si arriverà col tempo ad amarsi anche senza un atto sessuale, ma in quell'amore ci sarà tutta la riconoscenza per ciò che si è vissuto insieme. Chi vi scrive è una bisnonna, scrivo per esperienza. Elena Milazzo

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